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LA SEP, C'EST QUOI ?

L’ABCDAIRE DE LA SEP
Les principaux termes permettant de comprendre la SEP et sa prise en charge. Pour chaque terme, une définition et l’essentiel à savoir.

A

ALD (Affection de Longue Durée).

Les ALD sont des affections dont la sévérité et/ou le caractère chronique impliquent un traitement prolongé et coûteux, pour lesquelles les patients peuvent bénéficier d’une prise en charge à 100 % des soins liés à leur maladie (sur la base du tarif de la Sécurité sociale) (1).
Au cours de la SEP, l’admission en ALD est possible (2) :

  • dès qu’un traitement de fond immunomodulateur est prescrit à l’issue du bilan diagnostique, même en l’absence de handicap permanent ;
  • dès qu’il existe un handicap permanent (parfois seulement constitué d’une fatigue ou de troubles cognitifs) nécessitant un traitement symptomatique et justifiant une prise en charge au long cours.

L’admission s’effectue à l’aide d’un protocole de soins établi de façon conjointe par le médecin traitant et le médecin-conseil de la Sécurité sociale, signé par le patient (2). Elle est accordée pour une durée de 5 ans renouvelable (2).   

AMM (Autorisation de Mise sur le Marché)

L’Autorisation de mise sur le marché (AMM) est le préalable obligatoire à la commercialisation de toute spécialité pharmaceutique, ainsi qu’à la demande de son inscription au remboursement par l’Assurance Maladie (3).
Au cours de la procédure, les autorités de santé vérifient que le produit qui va être commercialisé répond aux exigences nécessaires de qualité, d’efficacité et de sécurité d’emploi (4). Une fois commercialisé, le médicament reste ensuite sous surveillance afin de continuer à évaluer sa tolérance et de détecter d’éventuels effets secondaires initialement non connus (4).

Association de patients

Les associations de patients peuvent aider les patients ayant une SEP par l’information, l’écoute et l’échange d’expériences avec d’autres personnes atteintes de la maladie ou leur entourage. Elles peuvent aussi apporter une aide concernant les services médico-sociaux, les droits et les démarches administratives, ainsi que des conseils juridiques (5).   
Les principales associations à connaître (5) :
Association française des sclérosés en plaques (AFSEP).
Ligue française contre la sclérose en plaques (LFSEP).
Association pour la recherche sur la sclérose en plaques (ARSEP).
Association des Paralysés de France

Auto-Immune (maladie)

Une maladie auto-immune est une maladie due, au moins en partie, à une réaction anormale du système immunitaire : les cellules de l’immunité (comme les lymphocytes) ou les substances de défense (anticorps) s’attaquent à certains organes comme s’il s’agissait de corps étrangers (6).  
La SEP est une pathologie auto-immune au cours de laquelle l’attaque immunitaire se dirige contre la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses du système nerveux central (7).   

Axone.

L’axone est la partie filiforme qui prolonge le corps des cellules nerveuses (neurones) (6).
Entouré d’une gaine de myéline, l’axone assure la transmission de l’influx nerveux depuis le corps du neurone jusqu’à son extrémité, de façon à ce que l’information puisse ensuite passer d’un neurone à l’autre (figure) (6).
Au cours de la SEP, l’axone et la gaine de myéline qui l’entoure peuvent être endommagés. Il s’ensuit des perturbations de la conduction de l’influx nerveux responsables des symptômes de la maladie (6).  

Figure – Schéma d’un neurone avec son axone entouré d’une gaine de myéline

B

Bilan neuropsychologique

Le bilan neuropsychologique est un ensemble de tests effectués afin d’évaluer les fonctions cognitives, comme par exemple, la mémoire ou les capacités à réaliser plusieurs activités en même temps (8).
Ce bilan est réalisé par un neuropsychologue, capable d’interpréter les tests en prenant en compte les caractéristiques des patients, le contexte ou certains symptômes comme l’anxiété, la dépression ou la fatigue (8).

Bolus.

Un bolus correspond à l’injection d’une haute dose d’un médicament par voie intraveineuse (6).
Au cours de la SEP, des bolus de corticoïdes (médicaments anti-inflammatoires dérivés de la cortisone) sont utilisés pour traiter les poussées, afin d’en diminuer la durée et/ou l’intensité (6). Ce traitement est généralement réalisé à l’hôpital, mais peut aussi, dans certains cas, être fait à domicile (9).


C

Cognitives (fonctions).

Les fonctions cognitives sont les capacités du cerveau qui permettent de communiquer avec les autres, de percevoir notre environnement, de se souvenir des événements, de nous concentrer ou d’accumuler des connaissances (8).
Au cours de la SEP, les difficultés cognitives sont fréquentes et concernent le plus souvent la mémoire, l’attention, la vitesse de traitement de l’information et les capacités à s’adapter à des situations nouvelles (8,10). La plupart des patients n’ont toutefois que des perturbations légères ou modérées (8).

Critères diagnostiques

Ce sont l’ensemble des arguments que les médecins cherchent à réunir afin de poser le diagnostic de SEP en cas de symptômes faisant évoquer la maladie (11,12).
Ces critères, appelés critères de McDonald (du nom du médecin les ayant défini), prennent en compte les données cliniques et les résultats d’examens complémentaires, au premier plan desquels l’imagerie par résonance magnétique du cerveau et/ou de la moelle épinière (11,12).
Ils se sont affinés avec les années, grâce aux progrès de l’imagerie et à une meilleure connaissance de la maladie (11). Actuellement, il est ainsi possible, avec les critères les plus récents, de porter un diagnostic de SEP dès les stades précoces (12).

 

D

Dégénérescence

On appelle dégénérescence la destruction d’un organe, d’un tissu ou de cellules, qui perdent alors leur activité (6).
Chez certains patients atteints de SEP, il peut apparaître une dégénérescence progressive des axones des neurones, pouvant expliquer une progression de la maladie (13).

Démyélinisation.

Le terme de démyélinisation désigne la destruction de la gaine de myéline qui entoure les axones des neurones (6).
Au cours de la SEP, ce processus a pour conséquence un défaut de transmission de l’influx nerveux et une fragilisation de l’axone, entraînant l’apparition des symptômes neurologiques (6).

Diagnostic différentiel

Au cours de la SEP, le diagnostic différentiel correspond à la phase où le médecin écarte la possibilité  d’affections présentant des signes communs avec la SEP, comme, par exemple, une pathologie vasculaire ou une maladie inflammatoire générale accompagnée d’atteintes du système nerveux central (11).

Le diagnostic de SEP ne peut être porté qu’après avoir éliminé les différents diagnostics différentiels possibles (11,14).

Dissémination spatiale et temporelle

Au cours de la SEP, le terme de dissémination spatiale signifie que plusieurs régions du système nerveux central sont atteintes. Quant à la dissémination temporelle, elle se définit comme la succession de plusieurs atteintes neurologiques dans le temps, autrement dit comme une évolution qui se prolonge ou qui se ranime (11,14).
L’existence d’une dissémination spatiale et temporelle est un critère majeur du diagnostic de SEP (11).

E

Echelles d’évaluation

Les échelles d’évaluation utilisées dans la SEP sont des outils permettant d’évaluer de façon standardisée diverses dimensions de la maladie, comme, par exemple, le handicap, la gêne occasionnée par des troubles urinaires, la fatigue, l’anxiété ou la dépression, et la qualité de vie (15,16).
Ces échelles permettent d’apprécier au cas par cas chaque patient, puis de suivre du mieux possible l’évolution de sa maladie et de ses conséquences grâce à l’utilisation au cours des visites successives de la même procédure. Elles permettent aussi à deux neurologues amenés à échanger sur le patient de communiquer avec un même langage et de discuter du suivi et de la prise en charge selon les mêmes critères (15).

Echelle EDSS (Expanded Disability Status Scale)

L’échelle EDSS est l’échelle de cotation du handicap dont souffrent certains patients atteints de SEP (6,16).
Le score obtenu, principalement fondé sur les capacités de marche, varie de 0 à 10 : par exemple, un score de 3 signifie l’existence d’un handicap modéré alors qu’un score de 6 témoigne de la nécessité d’une canne pour parcourir 100 mètres. La mesure répétée de l’EDSS chez une personne atteinte de SEP permet d’évaluer le degré d’évolution de la maladie. Pour cela, il faut néanmoins que les mesures soient effectuées suffisamment à distance des événements susceptibles d’aggraver transitoirement le handicap (poussées mais aussi épisodes d’infections, fatigue, ou fortes chaleurs) (6,16).

Education thérapeutique

L’éducation thérapeutique est un ensemble de mesures d’informations, de conseils et d’apprentissages destiné à aider les patients atteints d’une maladie chronique à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie (5,17).
Dans la SEP, l’éducation thérapeutique occupe une place essentielle en tant qu’aide pour mieux vivre la maladie : elle permet au patient d’obtenir les réponses aux très nombreuses questions qu’il se pose, d’acquérir des connaissances sur la maladie et son traitement, et de devenir un acteur à part entière de sa prise en charge (18). Cela permet de faciliter la vie quotidienne, notamment les relations avec l’environnement socio-professionnel et familial, et ainsi de préserver ou d’améliorer la qualité de vie (18).

Ergothérapie

L’ergothérapie est une méthode de rééducation basée sur la réalisation de travaux manuels (6). Son objectif est d’aider le patient à réaliser les activités de la vie quotidienne et d’optimiser ainsi son autonomie (19).

Essai clinique

Un essai clinique est une étude scientifique destinée à évaluer chez des sujets sains ou des patients l’efficacité et la tolérance d’une méthode diagnostique ou d’un traitement (20).
Pour un patient, participer à un essai clinique permet de devenir acteur de la recherche et peut donner accès, dans de bonnes conditions de sécurité, à un éventuel traitement innovant (20).

F

Facteur pronostique

Un facteur pronostique est un facteur qui permet, dans une certaine mesure, de prévoir l’évolution de la maladie ou l’efficacité d’un traitement (6).
Bien que la SEP soit une maladie dont l’évolution soit très difficile à prévoir chez un patient donné, certains facteurs pouvant suggérer un bon pronostic ont été mis en évidence : par exemple, un âge de début précoce, une récupération complète après la 1ère poussée ou un intervalle prolongé entre les deux premières poussées (6).

Fond d’œil

Le fond d’œil est un examen réalisé par un médecin ophtalmologiste afin de dépister une atteinte de la rétine et/ou du nerf optique pouvant exister au cours de la SEP (5).

Formes évolutives de SEP

Les formes évolutives de SEP correspondent aux différents profils pouvant caractériser l’évolution de la maladie dans le temps.
On distingue ainsi 3 formes évolutives principales : la forme rémittente-récurrente, la forme secondairement progressive et la forme primaire progressive (figure) (5,16). Pour les neurologues, identifier la forme évolutive dont est atteint un patient permet de prendre des décisions plus appropriées en matière de traitement (5,21).

Figure – Les 3 principales formes évolutives de la SEP (16).

 

G

Gadolinium

Le gadolinium est un produit de contraste injecté par voie intraveineuse lors des examens d’imagerie médicale afin de renforcer la visibilité de certaines images (6).
Lors de la réalisation d’une IRM au cours du bilan d’une SEP, l’utilisation de gadolinium sert à rechercher s’il existe des lésions inflammatoires du système nerveux central : lorsqu’elles sont présentes, on parle de lésions « rehaussées » par le gadolinium (6).


H

Handicap

Un handicap est une gêne liée au déficit d’une ou de plusieurs fonctions, qui limite la personne pour la réalisation de ses activités quotidiennes (6).
Dans la SEP, le handicap peut être lié à des troubles de la marche, de la vision, de la parole, la fatigue, etc. (6).

Hypersignal (en IRM)

En IRM, un hypersignal est une image de couleur grise ou blanche, plus claire que celle des tissus voisins (22).
Par exemple, chez un patient présentant des troubles visuels, l’IRM pourra montrer une ou plusieurs tâches blanches sur le ou les nerfs optiques affectés (23).


I

Inflammation

L’inflammation est un processus biologique déclenché par l’organisme pour se défendre d’une agression (23).
Dans le cas de la SEP, le système immunitaire chargé de la défense de l’organisme identifie à tort comme un agresseur un constituant de la myéline entourant les axones des neurones et déclenche une réaction inflammatoire dirigée contre la myéline (23).

IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)

L’IRM est un examen d’imagerie qui fournit des images des tissus mous comme le cerveau ou la moelle épinière grâce à l’utilisation de champs magnétiques (6).
Dans la SEP, l’IRM permet de visualiser les lésions du système nerveux central responsables des symptômes, en montrant des tâches blanches dans les zones où la myéline est endommagée (6). L’examen renseigne sur la localisation, le nombre et la taille des lésions, et peut aussi permettre de distinguer les lésions récentes (rehaussées par le gadolinium) des lésions anciennes (6,12). L’IRM constitue ainsi un examen très important pour le diagnostic de la maladie, ainsi que pour le suivi de son évolution (5,6).

Immunomodulateurs

Les immunomodulateurs sont des médicaments qui modulent sans la bloquer complètement l’activité du système immunitaire (23).
Dans la SEP, ils sont utilisés comme traitement de fond pour compenser le dérèglement immunitaire impliqué dans le processus de démyélinisation des axones (5,23).

Immunosuppresseurs

Les immunosuppresseurs sont des médicaments qui agissent en diminuant ou supprimant la réaction immunitaire (6,23).
Dans la SEP, ils sont prescrits comme traitement de fond pour traiter les formes particulièrement actives de la maladie ou lorsque les médicaments immunomodulateurs ne sont pas ou plus assez efficaces (23).


J

Juvénile (SEP)

Le terme de SEP juvénile est synonyme de SEP de l’enfant.
La SEP est une maladie pouvant affecter les adultes mais aussi les enfants (24). La SEP de l’enfant est toutefois une maladie rare, dont la fréquence est estimée en France entre 25 et 30 cas par an (24).


K

Kinésithérapie

La kinésithérapie est un programme d’exercices destinés à améliorer ou à entretenir les différentes fonctions touchées par la SEP (19).
Le programme peut par exemple comporter un travail musculaire en cas de déficit moteur, un travail du souffle et des muscles respiratoires, un travail de l’équilibre ou de l’endurance. Le kinésithérapeute peut aussi proposer des exercices d’auto-rééducation à reproduire chez soi ou conseiller des activités physiques ou sportives adaptées (19).


L

LCR (Liquide céphalo-rachidien).

Le LCR est le liquide situé à l’intérieur des enveloppes qui entourent le cerveau et la moelle épinière et qui sert à les protéger (5,6).
Chez les personnes atteintes de SEP, le LCR, que l’on peut prélever en pratiquant une ponction lombaire, peut comporter des anomalies (6).


M

MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées)

Les MDPH sont des structures de service public chargées de l’accueil et de l’accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches (25). Il en existe une dans chaque département (25). Lorsqu’ils sont reconnus par la MDPH (après évaluation et avis d’une commission spécialisée), les handicaps liés à une SEP peuvent donner droit à des aides, comme, par exemple, une allocation ou une carte d’invalidité (25).
Pour plus d’informations sur le fonctionnement des MDPH, consulter le site mdph.fr

Médullaire

Médullaire est un adjectif utilisé au cours de la SEP pour qualifier ce qui concerne la moelle épinière (6).

Myéline.

La myéline est une substance composée de protéines et de lipides, disposée en manchon le long des axones des neurones (6,23).
La myéline sert à assurer une transmission rapide du signal électrique qui prend naissance dans la cellule nerveuse. Elle a aussi pour rôle de nourrir et de protéger l’axone (6,23).
Au cours de la SEP, la myéline du système nerveux central est altérée voire détruite du fait d’un dérèglement du système immunitaire, ce qui explique la survenue des symptômes (6).


N

Névrite optique rétrobulbaire (NORB)

La NORB est une inflammation du nerf optique, qui constitue souvent la 1ère manifestation d’une SEP (6)
Elle se manifeste par une baisse de l’acuité visuelle et/ou une altération de la vision des couleurs, éventuellement associées à des douleurs du globe oculaire (6).


O

Observance

L’observance est le respect des prescriptions du médecin, notamment de celles qui concernent les doses, le nombre et les heures de prises des médicaments (26).
Comme dans les autres maladies, l’observance constitue au cours de la SEP un élément clé du succès des traitements (26). Pour qu’elle soit plus facile à obtenir, il est important de dialoguer avec son médecin sur le choix et les effets des traitements (27). Il faut en particulier ne pas hésiter à évoquer, non seulement leurs effets bénéfiques, mais aussi leurs effets indésirables (5).

Orthophonie

L’orthophonie est une méthode pouvant être utilisée au cours de la SEP pour la rééducation des troubles du langage (difficultés d’élocution), de l’écriture (en cas de déficit sensitif ou moteur de la main), de la déglutition et de la cognition (difficultés à retrouver les mots ou à organiser les phrases, à maintenir l’attention ou élaborer des actions complexes) (19,28).


P

Ponction lombaire

La ponction lombaire est un examen médical consistant à prélever au niveau de la colonne vertébrale lombaire une petite quantité du liquide céphalo-rachidien qui entoure le cerveau et la moelle épinière (5,6).
L’analyse du liquide recueilli permet de savoir s’il existe une inflammation au sein du système nerveux centrale, ce qui, le cas échéant, peut aider au diagnostic de SEP (12).

Potentiels évoqués

Les potentiels évoqués sont des examens au cours desquels on évalue l’activité électrique des nerfs après des stimulations provoquées et stéréotypées (son, lumière, prise de décision,…) (6,23). Quatre types de potentiels évoqués peuvent être étudiées : les potentiels évoqués visuels, auditifs, de la motricité et de la sensibilité (6,28).
Au cours de la SEP, les potentiels évoqués montrent dans la majorité des cas un ralentissement de la conduction nerveuse, en rapport avec une démyélinisation du système nerveux central (6,23).

Poussée

Au cours de la SEP, la poussée correspond à l’apparition, la réapparition ou l’aggravation de symptômes et de signes neurologiques sur une durée d’au moins 24 heures, alors qu’il n’existe pas de fièvre (6,7).
Le plus souvent, les poussées n’entraînent pas de séquelles (6). Autrement dit, la survenue d’une poussée n’est pas obligatoirement synonyme d’aggravation persistante de l’état neurologique.

Première intention (traitement de).

Un traitement de 1ère intention correspond au premier traitement de fond mis en place après que le diagnostic de SEP ait été posé.
On parle aussi de traitement de 1ère ligne.

Progression.

La progression d’une SEP est définie par l’existence d’une aggravation neurologique continue sur une période de 6 mois au plus (qu’il y ait ou non en même temps des poussées) (6,7).

Protocole de soins

Le protocole de soins est le formulaire destiné à la prise en charge à 100 % des soins et des traitements liés à la SEP, dans le cadre de l’admission en Affection de Longue Durée (5).

Pseudo-poussée

Au cours de la SEP, une pseudo-poussée correspond à l’apparition ou l’aggravation temporaire de symptômes et de signes neurologiques à l’occasion d’une élévation de la température corporelle (29). Le phénomène peut survenir si la chaleur ambiante est élevée, en cas de survenue d’une fièvre, ou bien encore après un bain chaud, un effort physique intense ou une infection. Il peut donner l’impression de subir une poussée, mais les symptômes sont de courte durée et disparaissent spontanément lorsque la température du corps diminue (29).
La pseudo-poussée est également désignée sous le nom de phénomène d’Uhthoff.

Q

Qualité de vie

La qualité de vie correspond à la perception qu’a une personne de son bien-être physique, mental et social.
Plusieurs échelles spécifiquement conçues pour les personnes ayant une SEP peuvent être utilisées pour l’évaluer au cours de la maladie (16). Lors de la prise en charge de la SEP, le maintien d’une qualité de vie satisfaisante constitue en effet un objectif important, au même titre que la réduction des poussées ou le soulagement des symptômes (5).


R

Rééducation

La rééducation est un ensemble de techniques permettant de récupérer complètement ou partiellement l’usage d’une fonction ou de compenser un handicap. On peut ainsi rééduquer la parole, la marche, la miction, etc. (6)
Chez les personnes atteintes de SEP, elle permet aussi de préserver les capacités musculaires ou d’apprendre au patient à gérer ses efforts pour minimiser la fatigue. Elle permet aussi souvent d’améliorer la qualité de vie (6).

Remédiation cognitive.

La remédiation cognitive est une technique utilisant la capacité du cerveau à pouvoir se réorganiser (plasticité cérébrale) afin de restaurer des fonctions cognitives défaillantes ou de mieux utiliser celles qui sont intactes (30).
La remédiation cognitive est une thérapeutique en plein essor dans la SEP. Des études récentes ont en particulier fourni des preuves de son efficacité en ce qui concerne la mémoire, ainsi que celles d’un effet de stimulation bénéfique de l’activité cérébrale (31).
Pour en savoir plus, consulter le Dossier « Troubles cognitifs et remédiation cognitive » dans la rubrique « SEP A LA UNE » de ce site.

Réseau de soins

Un réseau de soins SEP est un regroupement de professionnels impliqués dans la prise en charge de la SEP, qui collaborent pour optimiser l’organisation des soins des patients et leur proposer une prise en charge globale (à la fois médicale et psychosociale) de leur maladie (32).
En France, il existe actuellement 17 réseaux SEP. Les actions proposées aux patients sont multiples : séances d’éducation thérapeutique, réunions d’information et d’échanges avec d’autres patients, accompagnement pour le maintien dans l’emploi, mise en place d’un soutien psychologique (32).

Rémission

Dans la SEP, la rémission désigne une période pendant laquelle la maladie ne se manifeste pas et ne s’aggrave pas (6).


S

SEP récurrente-rémittente

La SEP récurrente-rémittente est une forme de SEP caractérisée par la survenue de poussées bien distinctes, pouvant ou non laisser des séquelles, mais sans progression du handicap entre les poussées (figure) (5,14).
Il s’agit de la forme de SEP la plus fréquente (80-85 % des cas) (5,6,14).

Figure – Schéma de l’évolution par poussées dans le SEP récurrente-rémittente (33)

 


SEP progressive primaire

La SEP progressive primaire est une forme de SEP marquée par une évolution d’emblée progressive, au cours de laquelle apparaît dès le début de la maladie un handicap qui s’aggrave ensuite de façon continue (5,14,16). Il peut ou non exister des poussées surajoutées (figure) (5,14,16).
Cette forme évolutive, plus fréquente quand la SEP débute après 40 ans, est globalement rare (10-15 % des cas de SEP) (5,14,16).

Figure – Schéma de l’évolution de la SEP en cas de SEP progressive primaire (33)


SEP secondairement progressive

La SEP secondairement progressive correspond à l’évolution d’une SEP récurrente-rémittente vers une SEP progressive : après une phase initiale de poussées et de rémissions, un handicap s’installe et s’aggrave ensuite de façon continue (5,14,16). Des poussées surajoutées peuvent encore survenir (figure) (5,6).
En moyenne, 50 % des patients ayant une SEP récurrente-rémittente passeront en forme secondairement progressive dans un délai variable de 5 à 20 ans (14).

Figure – Schéma de l’évolution de la SEP en cas de SEP secondairement progressive (33)



Substance blanche

La substance blanche est la partie du cerveau et de la moelle épinière dans laquelle se trouvent les axones entourés de myéline des cellules nerveuses (6).

Au cours de la SEP, c’est essentiellement au niveau de la substance blanche qu’apparaissent les lésions responsables des symptômes neurologiques (6).

Susceptibilité génétique

Une susceptibilité génétique correspond à la présence de gènes qui rendent certaines personnes plus vulnérables à développer une maladie (6).

Des gènes de susceptibilité ne suffisent pas à déclencher la maladie mais ils y prédisposent (24). Ils ne signifient pas non plus que la maladie soit héréditaire.

La SEP est une maladie faisant intervenir une susceptibilité génétique (7). Plusieurs argument plaident aussi en faveur de l’intervention concomitante de facteurs environnementaux (virus, ensoleillement, tabac, etc.) (7).

Syndrome clinique isolé

Le syndrome clinique isolé (SCI) est un premier épisode clinique lié à une démyélinisation d’origine inflammatoire touchant le système nerveux central. Comme son nom l’indique, l’épisode peut rester isolé, sans que la personne atteinte en arrive à un diagnostic de SEP. Chez d’autres personnes, il existe en revanche un risque de survenue d’autres épisodes cliniques et d’évolution vers une SEP cliniquement définie. Lorsque ce risque est jugé important, un traitement de fond débuté après le SCI peut être indiqué (34).

Système nerveux central.

Le système nerveux central (SNC) est la partie du système nerveux se composant du cerveau et de la moelle épinière (par opposition au système nerveux périphérique, qui, lui, relie le SNC aux autres parties du corps) (6).

Au cours de la SEP, seul le système nerveux central est touché (6).


T

Traitement de fond.

Un traitement de fond est un traitement au long cours qui modifie l’évolution de la SEP (23). Son objectif est d’éviter la survenue de nouvelles poussées et de ralentir la progression de la maladie (6).
Les interférons bêta, par exemple, constituent un traitement de fond de la SEP, à la différence des corticoïdes qui ne sont utilisés que lors des poussées (6).

Traitement des poussées

Le traitement des poussées est un traitement administré pendant quelques jours au moment des poussées de SEP afin de réduire l’inflammation du système nerveux central (29).
Les corticoïdes, administrés généralement en perfusions, constituent le principal traitement des poussées. Leur intérêt est de permettre de diminuer l’intensité et la durée de la poussée. En revanche, contrairement aux traitements de fond, ils n’influencent pas l’évolution de la maladie (16,29).

Traitement symptomatique

Un traitement symptomatique est un traitement qui agit sur les symptômes provoqués par la maladie, comme, par exemple, les difficultés à la marche, la fatigue, les troubles urinaires ou la spasticité (6,35). Il peut s’agir de traitements médicamenteux (comme, par exemple, contre la spasticité) ou de traitements non médicamenteux (comme, par exemple, la rééducation pour améliorer des troubles de la marche) (35).


U

Uhthoff (phénomène d’)

Le phénomène d’Uhthoff (du nom du médecin qui l’a décrit) est une aggravation transitoire des symptômes de la SEP déclenchée par une augmentation de la température corporelle, par exemple après un effort physique important, en cas de fièvre ou d’élévation de la chaleur ambiante (6). Pour en savoir plus, voir le terme « Pseudo-poussée ».


V

Variabilité.

Le terme de variabilité renvoie au fait que la SEP est une maladie dont les symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre et d’un moment à l’autre chez une même personne (14,34). L’évolution de la maladie dans le temps est également très variable (33).
Le traitement de la SEP est donc adapté à chaque cas particulier, en tenant compte à la fois des symptômes et du profil évolutif de la maladie (33).

Références bibliographiques

 

  1. Les affections de longue durée (ALD).https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/maladie-accident-hospitalisation/affection-longue-duree-ald/affection-longue-duree-ald
  2. Haute Autorité de Santé. Actes et prestations. Affection de Longue durée. Sclérose en plaques. Juillet 2015. https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/lap_ald_25_sep_actualisation.pdf
  3. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Glossaire. http://ansm.sante.fr/Glossaire
  4. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. L’AMM et le parcours du médicament. http://ansm.sante.fr/Activites/Autorisations-de-Mise-sur-le-Marche-AMM/L-AMM-et-le-parcours-du-medicament/(offset)/1
  5. Haute Autorité de Santé. Guide – Affection de longue durée. La prise en charge de votre maladie, la sclérose en plaques. Vivre avec une sclérose en plaques. Novembre 2007. https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2008-06/08-093_gp_sep.pdf
  6. Fondation ARSEP. Lexique des termes utilisés dans le domaine de la recherche sur la sclérose en plaques. 2013. https://www.arsep.org/library/media/other/docs_patients/Lexique-SEP-2013v2.pdf
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